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 La Vie après la vie

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Stéphane

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Messages : 3503
Date d'inscription : 02/02/2009
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Localisation : Tournai (Belgique)

MessageSujet: La Vie après la vie   Ven 2 Nov - 5:17

Lecture du livre de la Sagesse
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu; aucun tourment n’a de prise sur eux.   Aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir; leur départ est compris comme un malheur,   et leur éloignement, comme une fin : mais ils sont dans la paix. Au regard des hommes, ils ont subi un châtiment, mais l’espérance de l’immortalité les comblait.  Après de faibles peines, de grands bienfaits les attendent, car Dieu les a mis à l’épreuve et trouvés dignes de lui. Comme l’or au creuset, il les a éprouvés ; comme une offrande parfaite, il les accueille.  Au temps de sa visite, ils resplendiront: comme l’étincelle qui court sur la paille, ils avancent.
Ils jugeront les nations, ils auront pouvoir sur les peuples, et le Seigneur régnera sur eux pour les siècles.
Qui met en lui sa foi comprendra la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront, dans l’amour, près de lui.
Pour ses amis, grâce et miséricorde : il visitera ses élus.


(26 (27), 1, 4, 7-9a, 13-14)
R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants. (26, 13)
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »
C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.

Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »


Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères,   c’est un mystère que je vous annonce: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés,   et cela en un instant, en un clin d’œil, quand, à la fin, la trompette retentira. Car elle retentira, et les morts ressusciteront, impérissables, et nous, nous serons transformés.   Il faut en effet que cet être périssable que nous sommes revête ce qui est impérissable; il faut que cet être mortel revête l’immortalité.  Et quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable, quand cet être mortel aura revêtu l’immortalité,
alors se réalisera la parole de l’Écriture : La mort a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ?
Ô Mort, où est-il, ton aiguillon? L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; ce qui donne force au péché, c’est la Loi.   Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire
par notre Seigneur Jésus Christ.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.  toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs:  il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.   Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.   Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli; j’étais nu, et vous m’avez habillé; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’   Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?  tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?   tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé?  tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’   Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis: chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;   j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’  Alors ils répondront, eux aussi: ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’   Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’   Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »


         – Cy Aelf,  Paris


Les jours de fête, la Liturgie multiplie les textes des lectures, en sorte qu'elles n'ont pratiquement plus besoin d'un commentaire : l'écoute et la lecture suffisent...  Quant à  moi, je n'ai guère prêté attention aux commentaires du prêtre, ayant déjà entendu ... tout ce qui sera encore entendu l'an prochain dans la même occasion !  La  Toussaint ne doit pas être l'occasion de nous souvenir que nous sommes poussière et que nous retourneront à la poussière.  Craintes et tremblement !  Eh bien, non:  place à la reconnaissance, à l'allégresse dans la victoire sur la mort !  Dans certaine cultures, on fête les morts en promenant des chars fleuris et en jouant de tambours pour chasser les mauvais esprits...  Bien entendu, la mort est chose tout à fait aussi importante que la naissance, mais tout est affaire de vie - et de bout en bout, sans commencement ni fin, car la vie abonde et surabonde...
 
"Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ?"   Pour ce qui me concerne, personnellement, en chaque fête de Toussaint, je me souviens de la figure de mon père défunt, Gabriel.  Très doué, il fut aussi bien, dans la jeunesse,  séminariste à l'Institut Léon XIII dans la capitale, avant de reprendre d'autres études et passer de la philosophie et la théologie à la Phytopathologie  (étude des maladies des plantes).

Avec son épouse, Léa, qui avait d'abord cherché à devenir missionnaire avec les Sœurs blanches en Afrique à l'époque coloniale, ils ont pleinement accompli le dessein du Seigneur sur leurs âmes... La fin de mon père fut rendue pénible du fait que l'un de ses anciens élèves devenu chirurgien. Durant quelques semaines, j'ai vu mon père avec des sondes nutritives - qu'il arrachait systématiquement -  jusqu'au jour où l'ayant retrouvé pratiquement ligoté, les bras en croix et les pieds ligotés - nourri par sondes stomacales et plongé dans un coma artificiel... J'ai fait venir la parenté et, ensemble nous avons attendu que Gabriel puisse exprimer de lui-même sa volonté.  Il dit : "Je ferai tout de que l'on voudra, mais je veux manger seul !" Son décès intervint la semaine qui suivit, du fait d'un virus des hôpitaux
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